MYCELIUM
Depuis 2025, la fabrique est associé au projet Mycelium, tiers-lieu Nouriccer situé à Sainte-Foy-Saint-Sulpice.
Le monde agricole, son habitus et leurs représentations sont cruellement absents du champ culturel en général et du champ des arts visuels en particulier alors qu'aujourd'hui de nombreux artistes souhaitent sortir des villes.
Associé à la ferme de Nicolas Clair et le projet de permaculture de Julien Morel, Mycelium souhaite développer un projet où cette exploitation de 100 ha devient un lieu vivant, interconnecté non seulement de production mais aussi d’expérimentations, de création in situ, de diffusions et de rassemblements, de débats.
Le croisement des pratiques (agricole, culinaire, art de la scène, arts visuels, design, architecture, etc…) nous semble crucial pour être le plus inclusif possible.
Trois orientations se nourrissent et s’entremêlent l’une et l'autre :
- l’Agroscopie
- l’Agro-futurisme
- l’Agro-solidarité
L’Agroscopie, terme inventé par Nicolas Clair renvoie à l’esthétique du paysage agricole et sa lecture.
Si depuis des siècles, nos paysages ruraux ont été façonnés par les pratiques agricoles, peu aujourd’hui savent en lire et comprendre les logiques à l'oeuvre.
En construisant ensemble cette grille de lecture critique par des interventions paysagères, de design, des performances, cet environnement en mutation constante et la ferme associée deviennent un lieu d’expérimentation pour de nouvelles esthétiques paysagères.
L’Agro-futurisme, est un nouveau champ d'expérimentation qui repose sur la création d’un imaginaire d’anticipations, de récits prospectifs et de la construction d’utopies autour de la question de ce que pourrait être une agriculture de demain.
La qualité du contenu de nos assiettes est un enjeu sociétal majeur face aux changements climatiques en cours que ce soit en termes de pratique alimentaire autant que de maintien de la biodiversité et de réduction de nos impacts carbones. Ces mutations agricoles impacteront fortement le champs de l’Agroscopie.
En mêlant les savoirs et savoir-faire d’artistes, designers, chercheurs, agriculteurs, citoyens, population nous accueillerons des résidences in-situ, explorant et matérialisant ce que pourrait être ces nouvelles pratiques agricoles.
L’Agro-solidarité renvoie à la nécessité d’adhésion de l'ensemble des acteurs du territoire La co-construction d'un espace commun partagé renvoie à la nécessité d'appropriation de cet espace par chacun d'entre nous. Or, le contexte politique et social actuel avive les tensions entre une partie du monde agricole et les autres citoyens. Un de nos objectif est de contribuer à l'apaisement de cette relation. La multiplication des formes de rencontres, de leurs contenus nous permettra de dépasser les préjugés et les caricatures mutuelles, véritables obstacles à la construction d'un commun.
Les thématiques tels que la question de préservation des sols, l’exploration de cultures et élevages alternatifs, la circularité des ressources et la préservation de la biodiversité, de nos ressources en eau demeurent des sujets sensibles. En débattre, se questionner ensemble, en équivalence dans nos pratiques respectives reste un exercice de délicatesse.
Il nous semble crucial pour faire fructifier les rencontres, d’être généreux et conviviaux dans notre approche et d’associer à chaque rencontre-débats des moments de célébration, festifs et gourmands.
Tout ce qui pourra être ainsi cultivé deviendra une potentielle source de création au service d’une transition sociale et agricole plus écologique, plus créative et surtout plus partagée.
Manifeste
Mycelium